Promotion de l’art au Luxembourg

Les artistes ont besoin d’espaces pour leur créativité

Le principal problème auquel sont confrontés les jeunes artistes au Luxembourg est le prix élevé de l’immobilier. Louer un atelier en plus de son appartement pour y ranger ses machines et son matériel, est très cher. Et même un appartement suffisamment grand pour y avoir un atelier est difficile à financer si l’on ne vient pas d’une famille financièrement aisée. La chance de se réaliser professionnellement ne doit donc pas dépendre de l’origine sociale.

Une mesure à court terme par laquelle la politique pourrait aider serait la mise à disposition gratuite d’ateliers entièrement équipés pour la durée d’un projet. Les artistes pourraient réserver les ateliers pour une certaine période et réaliser ainsi leurs œuvres sans s’exposer à de grands risques financiers. A long terme, la politique doit s’engager à faire baisser les prix de l’immobilier. Aujourd’hui déjà, l’État serait en mesure de louer des logements complets à 10 euros le mètre carré sans avoir à subir de pertes. Ce qui manque jusqu’à présent, c’est la volonté politique des partis au pouvoir.

Indépendance, critique social, « Nationbranding » – cela ne va pas ensemble.

Une ville où les artistes aiment s’installer est synonyme de liberté, d’individualité, de folie et d’indépendance. Les artistes – comme d’ailleurs tous les êtres humains – font toujours partie de la société et de la nation dans laquelle ils vivent. Dans leur métier, ils adoptent toutefois le rôle d’observateur. Cette position permet de tendre un miroir à la société et à la politique : à travers une image, une sculpture, un son ou des mouvements, ils font apparaître ce qui, autrement, passerait inaperçu.

Voilà pourquoi les Pirates voient d’un œil critique l’intégration de l’art dans un « Nationbranding ». Outre le fait qu’une campagne publicitaire dirigée par l’Etat ne pourra jamais rendre justice à la créativité de la scène artistique luxembourgeoise, le statut social d’un artiste n’est pas comparable à celui d’un sportif. Un sportif de son équipe nationale représente son pays en compétition. Cependant, un artiste qui réside dans un pays ne travaille pas pour ce pays. L’idéal d’un artiste contient un élément d’indépendance, un regard critique et donc une certaine distance. La politique doit veiller à mettre à la disposition des artistes les espaces de liberté dont ils ont besoin, et pour le reste, elle doit se tenir à l’écart. Imposer un cachet national n’aide aucun artiste. Les bonnes œuvres d’art parlent d’elles-mêmes et n’ont pas besoin d’une campagne de marketing pour attirer l’attention sur elles.

Promouvoir les formations dans le domaine de l’art au-delà des frontières

Lorsqu’il s’agit de former de jeunes artistes, le Luxembourg ne doit pas penser uniquement au niveau national. L’Europe et la Grande Région disposent d’excellentes écoles supérieures d’art proposant une multitude de cursus.

Créer une école supérieure d’art au Luxembourg n’est pas une mauvaise idée en soi. En raison d’un budget limité, on peut toutefois se demander si l’argent qui doit être investi dans ce projet ne pourrait pas être utilisé de façon optimal. La mise au concours de bourses complètes, qui permettrait à de jeunes artistes de fréquenter des écoles supérieures de renommée internationale à l’étranger sans devoir se lancer dans la vie professionnelle avec un crédit d’études à la fin de leur formation, serait une meilleure aide pour de nombreux artistes que la création d’une école supérieure au Luxembourg. Le fait que les Luxembourgeois fréquentent des universités étrangères n’est pas, aux yeux des Pirates, un déficit à combler par la création d’une nouvelle école, mais un atout pour la culture ouverte et internationale de notre pays.

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