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Les pirates de la section Luxembourg-Ville demandent un concept susceptible de mettre fin à une situation inacceptable dans le quartier Gare

Les pirates de la section Luxembourg-Ville se montrent déçus par les interminables disputes entre le gouvernement et le conseil communal portant sur la question de la sécurité, principalement dans le quartier de la gare et aux alentours. En attendant, les problèmes ne sont toujours pas réglés ; on n’aide pas les résidents en se jetant des interviews à la figure.

L’énergie ainsi libérée serait mieux utilisée pour proposer des solutions concrètes aux problèmes de tous les jours des citadins. Ils ne manquent pas, en effet :

  • Les habitants et les visiteurs souffrent d’un sentiment d’insécurité constant.
  • Les commerçants n’ont plus de perspectives d’avenir à cause de la situation incertaine et à cause des nombreux chantiers, du tramway et d’autres.
  • Surtout, il ne faut pas oublier le sort parfois tragique des personnes marginalisées, un sujet malheureusement tabou pour les partis politiques « établis » : les femmes et les hommes sans-abris, les immigrés sans papiers – donc sans droits sociaux – et les toxicomanes, qui sont poussés vers l’Abrigado par une municipalité qui essaie de cacher le problème.

Le collège des bourgmestre et échevins de la Ville et le ministre en charge de la police sont incapables de mettre en place un concept susceptible de mettre fin à une situation inacceptable et de permettre une reprise du contrôle dans les quartiers concernés.

Et ceci malgré le fait que le DP siège à la fois au gouvernement et au conseil municipal !

 

Notre section fait donc appel à repenser la situation dans le quartier de la Gare centrale :

 

  • Tout d’abord, il faut un concept national pour lutter contre les atteintes aux biens liés à la toxicomanie et contre la criminalité liée aux drogues, en général.
  • Ensuite, nous devons constater que la vidéo-surveillance seule n’apporte guère plus de protection aux gens. Elle aboutit simplement au stockage de photos de personnes innocentes sur des serveurs de l’État. Nous, les Pirates, nous rejetons la surveillance de masse, comme nous rejetons l’idée de mettre en place un nouveau système de vidéosurveillance dans les transports publics. Le droit à la vie privée doit être maintenu et garanti, même dans les transports publics devenus gratuits. La collecte de photos n’apporte aucune sécurité supplémentaire dans l’espace public ; l’installation de caméras ne fait que déplacer les problèmes bien connus et identifiés vers d’autres endroits.
  • À notre avis, seule une présence accrue de la police pourra contribuer à une amélioration de la situation dans et autour de la Gare centrale. Il est inacceptable que le conseil communal a confié des missions d’agents de police à des salariés d’une entreprise privée. Nous avons besoin de policiers pour assurer la sécurité des citoyens. Aussi, la politique doit enfin donner des perspectives concrètes aux habitants et autres passants : combien de policiers pourront être placés à la Gare centrale et à partir de quand ?
  • Il ne faut pas que le ministre en charge de la police s’enferme dans des débats stériles avec le syndicat de la police. Il faut, au contraire, coopérer avec les représentants des policiers afin de trouver des solutions rapides et de pouvoir recruter et former davantage de policiers à court terme.
  • Finalement, les personnes qui ont besoin d’aide doivent obtenir cette aide. Il ne faut pas que dans un pays aussi riche que le Luxembourg, un nombre croissant d’individus se sentent exclues de la société. Nous avons besoin de plus d’investissements au niveau des associations sociales et des Streetworkers. Ce sont eux qui connaissent les gens sur le terrain et qui les aident à défendre leurs droits. Toutes les personnes et les organisations qui fournissent du support moral et matériel aux sans-abris et aux toxicomanes doivent être davantage soutenues par l’État. Nous avons besoin de plus d’endroits où ces personnes à la recherche d’aides diverses peuvent se présenter. Des foyers tels que l’Abrigado doivent être considérablement agrandis et être ouverts au public 24h/24.

 

Les moyens financiers existent. Ce qui manque, c’est la volonté politique de vraiment s’attaquer aux problèmes.

 

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