Travail
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Vers un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée
Nous, Pirates, sommes convaincus que l’équilibre travail-vie n’est pas dans un ratio approprié en 2023. Dans de nombreuses familles, les deux partenaires doivent travailler pour pouvoir payer le logement. Beaucoup de célibataires et de monoparentaux n’ont plus les moyens de se loger au Luxembourg et doivent donc parcourir un chemin au travail encore plus long.
Pour nous Pirates, le monde du travail doit donc être préparé pour le 21e siècle. Pour nous, cela signifie flexibilité au travail et respect de la vie privée. Cela comprend du temps pour la famille mais aussi pour l’engagement social. Ainsi, nous plaidons en faveur d’horaires de travail plus flexibles et du télétravail dans la mesure du possible. Une période de référence au-delà d’un an devrait être possible.
Nous soutenons également les cadres mobiles, qui vous permettent de commencer plus tôt le matin ou de travailler plus tard le soir et où vous négociez avec votre employeur/-euse à quelles heures vous devez être présent.
Nous n’oublions pas les aspects négatifs du télétravail (entre autres : la séparation du travail et de la vie privée, les heures supplémentaires, le droit à la vie privée et aux pauses) et donc l’État doit fournir un cadre juridique clair pour garantir les droits du salarié. Cependant, le télétravail donne clairement aux gens la flexibilité et le temps de remplir l’une ou l’autre petite commission avant ou après le travail. De plus, le télétravail a également un effet positif sur la situation du trafic dont nous bénéficions tous, donc le télétravail doit être rendu possible par l’employeur là où c’est possible. Le télétravail devrait être possible dans les bureaux de l’entreprise, mais aussi dans des espaces de coworking (ou bureaux satellites) proches de la frontière. Cela inclut également des zones d’activités transfrontalières, où les personnes peuvent travailler et où un cadre juridique et fiscal est élaboré au niveau de la Grande Région.
Mais nous n’oublions pas non plus les personnes qui ne peuvent pas travailler à domicile, pour elles, nous souhaitons augmenter les frais de déplacement forfaitaires. Il faut aussi que ces salarié(e)s continuent à vouloir venir travailler dans le centre de notre pays.
Cela signifie pour nous:
- Favoriser des modèles de travail flexibles. Cela se traduit par des cadres mobiles et une flexibilisation des horaires de travail sur une année. Cela signifie que vous n’avez pas à travailler 40 heures chaque semaine. Ce qui compte, c’est qu’au final vous avez travaillé en moyenne 40 heures. Le temps de travail ne peut excéder le cadre légal de 48 heures/semaine. Les partenaires sociaux doivent également être inclus ici, afin d’élaborer la période de référence avec les entreprises. La protection des travailleurs est la chose la plus importante;
- Nous voulons aussi qu’un:e employeur/-euse doit se conformer au désir de ses employé(e)s pour moins d’heures de travail (pour un paiement adapté proportionnellement). Dans les grandes entreprises de plus de 50 salarié(e)s, les Pirates veulent que les employé(e)s auraient après la possibilité de réaugmenter leurs heures de travail;
- Promouvoir le télétravail par des allègements fiscaux pour les entreprises qui permettent à leurs salarié(e)s de travailler à domicile;
- La construction d’espaces de coworking (ou bureaux satellites) au Luxembourg et dans la Grande Région;
- Augmenter les frais de déplacement forfaitaires de 99 € à 115 € par unité pour les personnes n’ayant pas l’option du télétravail;
- Un droit à la déconnexion en dehors des heures de travail;
- Toute personne exerçant un télétravail doit pouvoir bénéficier d’un abattement fiscal au sens de l’article 105 LIR;
- Les personnes bénéficiant de mesures d’emploi doivent pourvoir bénéficier également d’un congé extraordinaire (congé lorsqu’un membre de la famille décède, que la personne déménage ou se marie).
Pour des chances équitables sur le marché du travail
Pour nous, les Pirates, un salaire équitable commence par un salaire minimum qui maintient les gens au-dessus du seuil de pauvreté. Afin de résoudre ce problème et en même temps de ne pas imposer de coûts supplémentaires aux employeurs/-euses, nous, les Pirates, sommes d’avis que le salaire minimum (qualifié comme non-qualifié) doit être libre de toute forme d’imposition.
Tout le monde ici au Luxembourg mérite une chance équitable de trouver un emploi. Pour nous, cela signifie créer un monde du travail où chacun:e a une chance à un salaire équitable. Les Pirates réclament donc des candidatures anonymisées, où seules les compétences et qualifications du/de la candidat:e doivent être prises en compte dans le CV et la lettre de motivation. Cela répond aux exigences d’une protection des données élevée et efficace et protège contre la discrimination. L’entretien sur place a lieu plus tard et est alors l’occasion de faire ses preuves directement auprès de l’employeur/employeuse potentiel.
Les agences d’intérim utilisent souvent des contrats à court terme comme main-d’œuvre bon marché et n’offrent aucune perspective aux gens. Malheureusement, il y a trop d’abus où les intérimaires ont une place fixe dans l’entreprise, mais ne sont pas employés par l’entreprise. C’est pourquoi nous préconisons des contrôles plus stricts dans la zone intérimaire.
Nous exigeons donc:
- Un salaire minimum qui n’est pas imposé;
- Rendre la candidature anonyme obligatoire auprès de l’Etat et l’inciter dans le secteur privé;
- Contrôle et encadrement renforcés du travail intérim.
Travail du dimanche
Les Pirates misent sur la flexibilité grâce à des conventions collectives sectorielles. De cette façon, nous voulons nous assurer que le travail du dimanche soit toujours strictement encadré en termes de protection des travailleurs/-euses.
Fonds de compensation commun au régime général de pension
Il est important pour les Pirates que les investissements de notre fonds de pension soient reformés et investis de manière transparente.
Les Pirates veulent un investissement rentable et durable du fonds de compensation. C’est déjà possible aujourd’hui. Le fonds de compensation oriente actuellement ses investissements vers des indicateurs qui ne sont ni les plus rentables ni conformes à la protection du climat selon l’Accord de Paris. Il existe actuellement déjà des opportunités pour rendre nos investissements (par exemple dans l’indice MSCI World Paris Aligned) plus verts et plus rentables, afin que chaque citoyen:ne reçoive sa pension bien méritée.
Nous, Pirates, exigeons également que le fonds de pension contribue pour sa part au problème du logement et investisse dans la création de logements sur le territoire national. En conséquence, vous pouvez à la fois garantir un rendement à long terme et aider à construire un logement pour chacun.
Des avantages pour les patron(ne)s et les salarié(e)s:
Nous, les Pirates, faisons de notre mieux pour une économie qui repose sur la participation et l’autonomisation des employé(e)s. Notre idée de l’Actionnariat Salarié est de donner la possibilité aux patron(ne)s d’émettre des parts sous forme d’actions de salarié(e)s, qui permettent aux employé(e)s de participer aux bénéfices de l’entreprise et leur garantissent certains droits de vote.
Un emploi apporte non seulement des bénéfices à l’entreprise et à l’employé(e), mais garantit également que l’État peut fonctionner grâce aux recettes fiscales et aux cotisations sociales. Les entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises, ont besoin de flexibilité. Nous pensons que les entreprises qui offrent des emplois stables devraient être récompensées pour cela. L’employeur/-euse doit être encouragé à maintenir les salarié(e)s dans l’entreprise le plus longtemps possible.
C’est pourquoi nous demandons que:
- L’Actionnariat Salarié est fiscalement favorisé. Cette prime est pour les salarié(e)s et ne doit en aucun cas se substituer au salaire ou à d’autres primes, comme le 13ème mois. L’Actionnariat Salarié devraient être exonérées d’impôts;
- Les entreprises qui embauchent des jeunes sans expérience et les maintiennent dans l’entreprise, et maintiennent des personnes de plus de 49 ans dans l’entreprise, soient rémunérées. Nous proposons donc qu’une entreprise reçoive une prime, si elle peut prouver qu’un:e jeune y travaille depuis au moins trois ans. Cette prime devrait être payée après les trois ans. Si une entreprise a des travailleurs/-euses âgés de 49 ans ou embauche de nouvelles personnes âgées de 49 ans ou plus, les coûts des charges patronales doivent être partiellement ou entièrement couverts par l’État. C’est ainsi qu’on peut s’assurer que les gens puissent encore trouver et garder un emploi à 50 ans;
- Qu’un:e travailleur/-euse à partir l’âge de 55 ans ait le droit de travailler moins d’heures. Ici, on devrait recevoir une aide financière de l’État sous les mêmes conditions qu’actuellement pour les mesures de réemploi.
Vers un index plus social
L’index est une réalisation importante. C’est pourquoi nous, les Pirates, nous engageons pour le mécanisme de l’index et exigeons qu’il continue d’être payé chaque fois qu’il tombe. Mais tel qu’il existe actuellement au Luxembourg, il a pour conséquence que ce sont les personnes à hauts revenus, qui profiteront le plus d’une hausse de l’index.
A titre d’exemple : Une tranche indiciaire de 2,5 % rapporte environ 75 € à une personne au SSM, tandis qu’une personne au salaire de 10 000 € touche au total 250 €, soit plus que trois fois le montant. Ce n’est pas juste. Vous n’avez pas besoin de centaines d’euros pour compenser l’augmentation du prix des marchandises dans le panier. Au-delà d’un certain montant, l’augmentation des salaires n’est plus en rapport avec l’inflation.
Avec un plafonnement, l’écart entre les riches et les pauvres serait moins prononcé que dans le système actuel. Chacun:e sera indemnisé pour sa perte de pouvoir d’achat et nous soulagerons les entreprises.
C’est pourquoi les Pirates se tiennent:
- Pour une tranche indiciaire plafonnée à 3,5 fois le montant que perçoit une personne au SSM qualifié (environ 11 000 €). Cela signifie que le montant au plafond est gelé et que toute personne qui gagne plus de 11 000 € par mois, par exemple 20 000 € ou même 50 000 €, reçoit toujours 263 € d’index;
- Que l’employeur/-euse se réserve toujours le droit de payer plus d’index;
- Contre toute manipulation du panier, qui n’est pas en faveur des employé(e)s.
Pour une fonction publique performante
Les Pirates veulent une fonction publique qui fonctionne bien. La numérisation, mais aussi un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée sont nécessaire. En ce sens, les Pirates exigent que des solutions numériques soient développées avec les gens sur le terrain, pour s’assurer qu’au final aucun projet de prestige ne sorte, qui donnerait aux fonctionnaires encore plus de travail.
Le télétravail doit aussi être autorisé chez l’État, là où c’est possible. Cela garantit plus de temps aux employé(e)s, pour d’autres choses comme les loisirs ou les enfants et assure également l’attractivité du service public.
Le parti pirate se prononce ensuite sur le fait que les employé(e)s de l’État ont aussi le droit de se présenter pour des déploiements internes. Cette opportunité existe aujourd’hui pour les personnes du secteur privé et elle devrait également être ouverte aux employés de l’État.
C’est pourquoi les Pirates se tiennent:
- Pour une numérisation qui implique les travailleurs/-euses;
- Pour le télétravail, si possible;
- Pour les détachements internes également pour les employé(e)s;
- Pour la protection contre la résiliation de contrat en cas de longues maladies. Les employé(e)s de l’État devraient avoir les mêmes droits en cas de maladie que les personnes qui travaillent dans le secteur privé. Dans le secteur privé, on est licencié, si on a été malade plus d’un an et demi sur une période de deux ans. Auprès de l’État, cependant, l’employé:e perd son poste déjà après une maladie de six mois sur une période d’un an;
- Que même après une résiliation après une longue maladie, vous pouvez postuler à nouveau à l’État pour un poste.
- [plus de détails sur le sujet peuvent être trouvés e.a. dans le dossier Sécurité et éducation]
Pour la protection des politicien(ne)s communaux
Beaucoup de gens n’osent pas devenir actifs en politique, car ils craignent que cela puisse avoir des conséquences négatives dans leur vie professionnelle. Dans une démocratie, chacun:e doit avoir la possibilité de s’engager activement dans la politique.
Par conséquent, les Pirates exigent que les élu(e)s communaux, tout comme les délégué(e)s du personnel, soient protégés contre la résiliation pendant leur mandat, pendant la campagne électorale, lorsque les gens sont candidat(e)s et six mois après l’expiration de leur mandat.
Vers plus de conventions collectives:
Avec 53% de salarié(e)s bénéficiant d’une convention collective, le Luxembourg est loin des 80% visés par l’UE. Le parti Pirate est d’avis que davantage de travailleurs/-euses devraient pouvoir bénéficier des atouts d’une convention collective. C’est pourquoi nous voulons plaider pour que davantage d’accords sectoriels soient conclus.
Plus de formations continues chez l’ADEM:
Le but de la politique doit être d’aider les gens à se remettre sur pied le plus rapidement possible. Par conséquent, les Pirates sont d’avis que toute formation offerte par un institut reconnu par l’État devrait pouvoir être effectuée par une personne à la recherche d’un emploi. Ces formations devraient être intégralement prises en charge par l’ADEM lorsqu’il s’agit de formations dans des secteurs essentiels.
Pour une meilleure médiation avec l’ADEM
Le parti Pirate s’engage à un service de médiation bien accessible à l’ADEM. Cela inclut un point de départ clairement affiché sur le site internet de l’Adem et dans les agences, et où des médiateurs/-trices professionnels tentent de trouver des solutions avec les personnes concernées.