On est de nouveau dans une situation de guerre sur le continent européen, une guerre que nous, citoyen(ne)s de l’UE, n’avons plus connue depuis longtemps. L’Ukraine se bat pour sa liberté tandis que la Russie tente de raser le pays. Nous, les Pirates, avons soutenu l’Ukraine depuis le début dans ses efforts pour repousser les occupants russes. Au sein de la Chambre des Députés, nous avons soutenu toutes les mesures de soutien à l’Ukraine et nous continuerons à le faire. Nous, les Pirates, sommes en faveur de la livraison d’armes qui ne risquent pas d’aggraver le conflit. Cela signifie que nous nous opposons au déploiement de soldat(e)s luxembourgeois, d’armes nucléaires, de missiles à longue portée, de mines, de bombes incendiaires et de toutes autres armes qui violent les traités internationaux. La guerre ne doit pas s’intensifier avec de telles armes. Au cas où il y aurait des négociations de paix, nous voulons mettre en place des garde-fous (casques bleus par exemple) en Ukraine, pour s’assurer que la paix soit pérenne. L’Ukraine a aussi besoin d’un partenaire en matière de défense lorsque la guerre se termine.
Cette guerre présente à l’Europe et aussi au Luxembourg de nouveaux défis, en tant qu’Européen(ne)s nous devons soutenir l’Ukraine, car ils défendent nos valeurs et affrontent la Russie, qui semble vouloir remonter au temps de l’Empire tsariste russe.
Le Luxembourg a également été confronté à des défis dus à cette guerre. De nombreuses personnes sont venues dans notre pays en quête de sécurité. Nous, les Pirates, continuons également à revendiquer l’accueil de ces personnes, qu’elles viennent de l’Ukraine ou d’autres pays comme l’Afghanistan, et qu’elles soient traitées de manière décente au Luxembourg.
Cependant, la Russie n’est pas le seul acteur qui nous préoccupe. La Chine ne s’est jamais clairement opposée à la Russie depuis le début de la guerre. La Chine ne respecte pas entièrement les sanctions contre la Russie ou celles contre la Corée du Nord. Ils adoptent un comportement de plus en plus agressif vis-à-vis de leur voisin taïwanais, avec des avions chinois qui pénètrent régulièrement dans l’espace aérien taïwanais sans autorisation. Dans un rapport, l’ONU a pu prouver clairement que la population ouïghoure en Chine est systématiquement emprisonnée et asservies. Avec une telle Chine, l’Europe ne peut pas continuer comme avant. Nous devrons viser l´indépendance de la Chine dans des secteurs centraux tels que l’industrie des puces, la production de médicaments et de masques ou la production de panneaux solaires.
Les Pirates sont et restent un parti qui prône la paix. Mais il est clair pour nous qu’un pays doit pouvoir se défendre en cas d’attaque.
L’ONU, en tant qu’institution la plus importante pour l’entente pacifique entre les États, a absolument besoin d’un certain nombre de réformes pour se préparer aux nouveaux défis.
Voyant que l’objectif d’un nouveau Conseil de sécurité n’est probablement pas pour aujourd’hui et demain, les Pirates proposent d’élargir les domaines où l’ONU a fait du bon travail jusqu’à présent. En temps de conflit au sein du Conseil de sécurité, les aides de secours en cas de catastrophe et la protection des droits de l’homme constituent un travail important que l’ONU peut encore accomplir. Avant tout, les commissaires des Nations Unies aux droits de l’homme doivent continuer à dénoncer les violations des droits de l’homme dans le monde. Tout comme cela a été fait dans le rapport de l’ONU sur la situation des Ouïghours.
Les Pirates demandent:
Les Pirates veulent favoriser l’expansion de nos relations diplomatiques, prioritairement avec les nations, avec lesquelles le Luxembourg est lié par son histoire ou ses habitant(e)s. Pour les pays où le Luxembourg n’a pas de représentant ou seulement 1 représentant pour tout le pays, nous revendiquons que le ministère des Affaires étrangères mette en place des “traveling consulates”, afin que ces fonctionnaires soient plus proches des citoyens qui ont la nationalité luxembourgeoise et partagent nos valeurs.
Où que nous soyons, le Luxembourg doit défendre les droits humains universels. En tant que membre temporaire du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le Luxembourg doit servir de modèle. Nous devons mettre davantage l’accent sur les droits de l’homme au niveau mondial, car toutes les personnes sont égales et ont droit aux mêmes droits.
Nous exigeons du prochain gouvernement qu’aucun partenariat privilégié ne soit conclu avec des pays ne respectant pas les droits de l’homme et les principes de l’Etat de droit. Le Rwanda est un exemple de pays qu’Amnesty considère comme une dictature. Lors d’une visite en 2022, les ministres Bettel et Fayot se sont rendus dans le pays et ont promis davantage de coopération avec le Luxembourg. De telles scènes montrent que le Luxembourg doit urgemment rendre sa politique de coopération indépendante de ses intérêts économiques.
A l’avenir, au moins un délégué aux droits de l’homme devrait être présent lors de tous les déplacements officiels des délégations luxembourgeoises. Après son retour, il devra rédiger un rapport indépendant sur la situation des droits de l’homme dans le pays concerné. Sur base de ce rapport, les futures délégations devraient être prioritaires et les pays qui ne respecteraient pas les droits de l’homme devraient être traités de manière plus critique.
Le Luxembourg doit donc continuer à travailler avec des pays comme le Cap-Vert sur un plan de coopération durable. Cela passe non seulement par le soutien de l’éducation nationale mais aussi de petites entreprises locales qui se concentrent sur les énergies renouvelables. Nous souhaitons viser une politique de coopération indépendante et durable. En offrant des micro-crédits, le Luxembourg a la possibilité de soutenir les entreprises qui non seulement embauchent mais aussi forment des travailleurs/-euses dans le secteur des énergies renouvelables. Grâce à de tels projets, nous pouvons aider les gens sans les plonger dans la dépendance.
Les Pirates luttent également pour la protection des droits de l’homme en ce qui concerne la chaîne d’approvisionnement. C’est pourquoi, avec l’Initiative pour un devoir de vigilance, nous avons déposé un projet de loi qui, nous l’espérons, sera bientôt adopté au parlement. L’objectif visé est celui que chaque grande entreprise mette en place un plan de vigilance et vérifie dans ses chaînes d’approvisionnement si les droits de l’homme sont respectés et vérifie l´application potentielle de pratiques néfastes pour le climat.
Au niveau de la politique de coopération les Pirates exigent :