Au Luxembourg on vit chaque jour l’idée de l’Europe. Chaque jour, nos voisins allemands, français et belges viennent travailler au Grand-Duché. De nombreux Luxembourgeois ont trouvé un nouveau domicile en dehors de nos frontières ou passent leurs week-ends à Trèves, Metz, Nancy, Namur ou Bastogne. De nombreux étudiant(e)s partent dans les villes de la Grande Région.
La Grande Région est l’espace où le Luxembourg vit l’idée de l’Union européenne et de Schengen au quotidien. Les Pirates veulent améliorer la qualité de vie dans toute la Grande Région avec plus de coopération et plus de projets communs. Il ne s’agit pas seulement d’investir de l’argent dans le domaine des transports pour acheter des trains, prolonger des quais et aménager des parc & rides. Tous les résident(e)s devraient pouvoir profiter davantage des infrastructures publiques dans les quatre pays, que ce soit en matière de santé, de transport, de police ou de culture.
Les Pirates s’engagent pour une Grande Région solide:
Nous, les Pirates, sommes et restons pro-européens. Nous pensons que les institutions européennes doivent devenir plus démocratiques et transparentes. Dans le processus législatif actuel de l’UE, la Commission européenne domine au détriment du Parlement européen.
Les Pirates veulent:
La Conférence sur l’avenir de l’Europe a été un exercice important qui a montré que l’on peut compter sur les citoyen(ne)s pour les décisions au niveau de l’UE. Les citoyen(ne)s ont formulé des propositions claires et sont satisfaits des résultats de l’exercice. Cependant, il incombe maintenant aux États membres de mettre en œuvre les recommandations de la Conférence et de communiquer le cas échéant clairement pourquoi certaines recommandations ne sont pas suivies, en lançant ensuite de nouveaux projets de participation citoyenne.
De plus, l’augmentation de la participation citoyenne contribue à ce que le désintérêt politique et le sentiment anti-UE ne progressent pas. En général, il faut communiquer dans ce contexte de manière plus claire et facile sur ce que fait l’UE au bénéfice des citoyen(ne)s.
C’est pourquoi les Pirates demandent:
Les tendances et mouvements nationalistes ont gagné en importance et visibilité ces dernières années en Europe . Dans de nombreux pays européens, des politicien(ne)s et parlementaires de l’extrême droite ont été élus, ce qui a eu des conséquences graves pour la coopération et la cohésion de l’Union européenne. Nous croyons qu’il existe des alternatives à des idées basées sur une vision de la société dominé par la peur, la haine et le désespoir.
Il est de notre devoir de faire entendre notre voix et de montrer aux gens en Europe qu’il existe des alternatives au populisme de droite. C’est pourquoi les partis Pirates de toute l’europe condamnent clairement toute forme de haine et de manipulation par la peur. Les Pirates sont convaincus que chaque individu a le droit d’être traité juste et équitablement.
Nous défendons une Europe dans laquelle chacun:e a un droit à l’égalité des chances, indépendamment de sa couleur de peau, de sa nationalité ou de sa religion. Notre société doit respecter les droits des minorités. Nous nous opposons à toute forme de discrimination et contre les groupes qui sapent les droits de l’homme.
La diversité est l’une des valeurs fondamentales de l’Union européenne. La liberté et l’égalité sont des valeurs qui devraient être garanties pour chaque individu, indépendamment de sa croyance, de sa religion ou de sa philosophie. Selon nous, de plus en plus de pays de l’Union européenne progressent dans la bonne direction. La réforme du mariage est déjà une réalité dans une grande partie de l’UE. Cependant, d’autres pays, comme la Hongrie, vont malheureusement dans la direction opposée. Des lois limitant l’éducation sexuelle ou la représentation de la communauté LGBTIQ* sont inacceptables pour nous.
Pour le Parti Pirate:
La Commission européenne ne doit pas seulement se concentrer sur les facteurs économiques traditionnels dans ses évaluations soumises aux États membres tous les six mois, mais doit également encourager les États membres à investir davantage dans un avenir vert et numérique. De plus, les citoyen(ne)s doivent être davantage impliqués dans ce processus et avoir leur mot à dire sur les priorités et les objectifs de l’UE.
La pandémie nous a montré à quel point l’Europe dépend de la Chine et d’autres pays en ce qui concernaient les masques, les médicaments et les vaccins. L’Europe dépend de régimes autoritaires non seulement dans le domaine de la médecine mais aussi dans d’autres secteurs clés, tels que l’énergie, la cybersécurité, la robotique ou la 5G, et ça doit changer.
L’UE doit devenir plus indépendante dans les secteurs clés de la santé, de la digitalisation et des énergies renouvelables. Ainsi, nous trouvons p. ex. que l’initiative “European Chips Act” est un pas dans la bonne direction. En particulier, les petites entreprises et les start-ups qui empruntent de nouveaux chemins devraient être soutenues par des programmes tels qu’InvestEU.
Les institutions de l’UE jouent un rôle majeur pour soutenir ces projets et doivent veiller à ce qu’il y ait une répartition équitable des produits en cas de crise, comme p. ex. lors d’une pandémie. La diversification des chaînes d’approvisionnement est fondamentale.
Trop souvent on prend encore recours des initiatives bilatérales au lieu de mettre en place un d’un plan européen unifié pour l’avenir du chemin de fer. Un exemple en est le réseau des trains de nuit à travers l’Europe, où le Luxembourg reste exclu. Cependant, de bonnes liaisons ferroviaires et en bus par les frontières luxembourgeoises sont d’une importance immense pour les frontaliers/-ières. Il est dans l’intérêt du Luxembourg de faciliter la circulation des personnes qui travaillent au Luxembourg chaque jour, en leur permettant d’entrer et de sortir plus facilement, plus rapidement et à moindre coût le pays. Cela permettrait aux gens de gagner du temps précieux qu’ils pourraient passer avec leur famille et leurs collègues.
Les Pirates s’opposent aux accords de libre-commerce tels que le TTIP, le Mercosur et le CETA, car nous voulons éviter le dumping social et environnemental et protéger nos productions locales dans l’agriculture et d’autres secteurs.
L’idée de l’Europe est que les citoyen(ne)s européens, travaillent et vivent ensemble, afin que chaque pays puisse bénéficier de cette collaboration. L’Europe ne peut vraiment durer que si nous soutenons les principes du traité de Schengen (libre circulation en Europe). La Covid-19 nous a montré à quel point il est important que les frontières restent ouvertes.
Des citoyen(ne)s de l’UE qui décident de quitter leur pays pour s’installer dans un autre pays de l’UE ne constituent plus une exception. Le Luxembourg est depuis longtemps la patrie de nombreux citoyen(ne)s de l’UE et continue à être la destination préférée de nombreuses personnes. Cependant, s’installer dans un nouveau pays est aussi une aventure qui demande beaucoup de travail et d’efforts de la part de chaque individu.
À chaque fois qu’une personne s’installe dans un autre pays de l’UE, elle des obstacles inutiles deviennent visibles : l’assurance maladie ne peut pas être transférée, les connecteurs pour les appareils électroniques doivent être adaptées, les voitures doivent passer un autre contrôle technique, les diplômes ne sont pas reconnus ou les pensions doivent être recalculées.
C’est pourquoi les Pirates demandent:
Ces dernières années, de nombreuses informations ont fait état de pratiques illégales aux frontières de l’UE visant à empêcher des personnes demandant l’asile de le faire. Ces pratiques, comme la traction de bateaux avec des migrant(e)s en dehors des eaux de l’Union sont illégal et indigne de l’UE. Des enquêtes de journalistes ont prouvé que Frontex et divers agents de frontière nationaux tentent de repousser des migrants en recourant aussi à la violence. Ceci est par exemple le cas lors de l’utilisation d’armes sonores, qui peuvent causer de graves dommages à l’ouïe des personnes.
Pour le Parti Pirate:
On est de nouveau dans une situation de guerre sur le continent européen, une guerre que nous, citoyen(ne)s de l’UE, n’avons plus connue depuis longtemps. L’Ukraine se bat pour sa liberté tandis que la Russie tente de raser le pays. Nous, les Pirates, avons soutenu l’Ukraine depuis le début dans ses efforts pour repousser les occupants russes. Au sein de la Chambre des Députés, nous avons soutenu toutes les mesures de soutien à l’Ukraine et nous continuerons à le faire. Nous, les Pirates, sommes en faveur de la livraison d’armes qui ne risquent pas d’aggraver le conflit. Cela signifie que nous nous opposons au déploiement de soldat(e)s luxembourgeois, d’armes nucléaires, de missiles à longue portée, de mines, de bombes incendiaires et de toutes autres armes qui violent les traités internationaux. La guerre ne doit pas s’intensifier avec de telles armes. Au cas où il y aurait des négociations de paix, nous voulons mettre en place des garde-fous (casques bleus par exemple) en Ukraine, pour s’assurer que la paix soit pérenne. L’Ukraine a aussi besoin d’un partenaire en matière de défense lorsque la guerre se termine.
Cette guerre présente à l’Europe et aussi au Luxembourg de nouveaux défis, en tant qu’Européen(ne)s nous devons soutenir l’Ukraine, car ils défendent nos valeurs et affrontent la Russie, qui semble vouloir remonter au temps de l’Empire tsariste russe.
Le parti Pirate veut s’engager pour la mise en place d’une armée de défense européenne commune. Cette armée devrait définir les besoins communs, coordonner l’analyse de la sécurité et coopérer dans des domaines tels que l’achat et l’entretien des équipements et la formation des recrues. Les Pirates s’engagent pour entamer plus de coopérations dans tous les domaines de la défense, en excluant les armes nucléaires. Une armée européenne serait financée par un fonds de l’UE, auquel tous les États membres contribueraient. La Commission européenne devrait être habilitée à émettre des directives, mais des actions ne seraient possibles que grâce à une légitimation démocratique par le Parlement européen.
Par conséquent, les Pirates veulent s’engager à: