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Ma vie, ma mort

Cet article a été publié le 19 février dans le “Land”. L’auteur de l’article est Libor Chmelik, porte-parole du parti dans le district sud.
 
En 2009, une loi a bouleversé le paysage politique comme jamais auparavant. Même la monarchie autrement réservée a pris position. La loi sur l’euthanasie a polarisé. Aujourd’hui, cependant, il est devenu silencieux sur le sujet. Même le fait que la loi ait été de nouveau à l’ordre du jour du Parlement la semaine dernière n’y a rien changé. Trop petit, mais néanmoins extrêmement important à la loi, était le petit amendement qui précisait qu’un décès causé par une euthanasie pratiquée par un médecin doit être vue comme une mort naturelle lorsqu’il s’agit de contrats tels que l’assurance-vie.
Au Luxembourg, les personnes majeures qui, à la suite d’une maladie ou d’un accident, ont un état physique ou psychologique insupportable, persistant et sans perspective d’amélioration peuvent introduire une demande écrite d’euthanasie si leur capacité de jugement n’est pas altérée au moment de la demande, le désir de mourir a été pris par eux-mêmes et persiste pendant longtemps. Ce droit légal était une étape importante pour éviter des souffrances inutiles et donner aux personnes malades la liberté de décider non seulement de leur vie mais aussi de leur mort. Pour autant, la loi de 2009 ne doit pas mettre fin au débat public sur le sujet du suicide assisté et de l’euthanasie. L’information et l’éducation dans ce domaine sont de la plus haute importance. (C’est ce qu’a montré une étude TNS-Ilres, selon laquelle seulement 43 % des habitants du pays n’ont connaissance de ce droit.) En outre, des questions importantes sur le suicide restent sans réponse – surtout la question d’un droit à l’euthanasie pour les enfants et adolescents.
Les mineurs n’ont actuellement pas droit à l’euthanasie au Luxembourg. Les enfants peuvent être soumis à une agonie atroce sans perspective de guérison, tout comme les adultes, mais la législation actuelle ne permet pas de mettre fin prématurément à leurs souffrances. Pourquoi? Ayons-nous peur du débat politique et social ?
Des pays comme la Belgique ou les Pays-Bas ont montré qu’il était possible d’accorder aux mineurs le droit de mourir. La condition primaire doit toujours être la volonté individuelle de l’enfant concerné et la certitude qu’il n’existe aucune possibilité de guérison. Le Luxembourg reste cependant muet à ce sujet.
Chaque enfant avec une maladie mortelle est une tragédie. Mais les enfants ne devraient pas avoir à souffrir parce que des politiciens hésitent à briser un tabou en abordant l’euthanasie en relation avec les mineurs. Faire souffrir les enfants alors qu’ils désirent la fin parce que les adultes ne peuvent pas supporter l’idée de les aider à mourir n’est pas juste. Si nous accordons aux adultes le droit de mettre fin à leurs souffrances dans des cas désespérés, nous ne pouvons pas en toute bonne conscience le refuser aux enfants.
La mort fait partie de la vie. Nous ne nous débarrassons pas de la mort simplement parce que nous n’en parlons pas. Il faut parler de la maladie, de la mort et de la possibilité de l’euthanasie – pour éduquer les adultes sur leurs droits et leurs options et pour lancer un débat public attendu depuis longtemps sur le droit à l’euthanasie des enfants.

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