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Transparence

État transparent 

Le “principe du secret” de l’action de l’Etat doit être changé au profit du “principe du public”. Enfin, en termes de transparence envers les citoyens, l’administration et les politiques doivent également reconnaître leur caractère de service et se concentrer sur l’accès à l’information pour les citoyens de manière efficace, confortable et à faible coût. 

En particulier, pour une évaluation des décideurs politiques, il est impératif que la base des décisions politiques soit rendue transparente. La participation active à une démocratie n’est possible que si le contenu et le processus de la décision politique sont rendus publics avant que les décisions ne soient prises. Même après cela, les décisions doivent être repoussées – pas les réunions publiques des commissions parlementaires, par exemple, ne sont indignes d’une démocratie. Les accords à huis clos doivent appartenir au passé pour que la démocratie directe et participative soit possible. En ce sens, le Parti Pirate est attaché au principe de l’action publique de l’Etat et d’une totale transparence des élus vis-à-vis des électeurs. 

Une vraie loi de transparence 

La version actuelle de la loi sur l’accès à l’information gouvernementale reflète le refus des gouvernements récents de prendre au sérieux la transparence et l’information des citoyens. Cette proposition présente le libre accès aux documents gouvernementaux encore comme une exception plutôt que comme le comportement standard des administrations. Le Parti Pirate réclame donc une loi de transparence sur le modèle de Hambourg. Le principe directeur est que les documents gouvernementaux par défaut doivent être publiés automatiquement par les administrations dans un format ouvert. A cet effet, un registre d’information est créé où toutes ces données sont publiées. Si certains documents n’ont pas été publiés, tout citoyen peut, sans indication de motif, demander la publication de ces documents aux administrations concernées. Les exceptions à ces règles doivent être réduites au minimum – afin que les données personnelles des particuliers puissent être occultées pour protéger la vie privée. Il appartient à la CNPD de faire respecter ces dispositions et de déterminer les éventuelles sanctions en cas de refus de publication. 

Une loi moderne sur la transparence est la base d’un appareil d’État accessible et d’une administration ouverte. Les études financées par l’impôt, les contrats entre les administrations de l’État et le secteur privé et les documents de négociation des élus doivent être mis à la disposition du public afin de contrôler le commerce des représentants de l’État et du peuple. 

Protection des lanceurs d’alerte 

Le Parti Pirate préconise une réglementation légale générale et urgente pour la protection des lanceurs d’alerte. Un « lanceur d’alerte » est une personne qui commet une faute et des actes illicites, tels que la corruption, les délits d’initié ou les menaces générales, qu’il reçoit au travail, lors d’un traitement médical ou à d’autres occasions. Cette forme de courage civil doit être protégée. Chaque dénonciateur est entouré d’insécurités pénales et civiles. Par conséquent, il est nécessaire de trouver une réglementation juridique générale pour la protection des lanceurs d’alerte. D’autre part, il doit être clair que les lanceurs d’alerte ont la même valeur sociale que les informateurs de presse et bénéficient d’une protection égale. 

Transparence politique et officielle 

Le Parti Pirate du Luxembourg appelle à l’introduction d’une loi pour accroître la transparence de la politique. Cette loi est destinée à conduire à la transparence dans les domaines des finances, des responsabilités, des cadeaux et des conflits d’intérêts et à s’appliquer aux membres du gouvernement, aux députés ainsi qu’aux fonctionnaires de la « Carrière supérieure, catégorie administrative ». Ceux-ci devraient promouvoir tous leurs intérêts financiers et personnels afin de rendre transparents les conflits d’intérêts éventuels. Cette revendication va au-delà du projet de code de conduite de la Chambre des députés, qui ne prévoit pas la publication des biens immobiliers ou de tous les cadeaux et ne fonctionne que dans un système à plusieurs niveaux. Cela ne suffit pas à ouvrir tous les conflits d’intérêts. Par conséquent, le Parti Pirate demande une réglementation plus complète, qui s’applique également aux membres du gouvernement et aux hauts fonctionnaires qui doivent divulguer les actifs, les investissements financiers, les passifs, les sources d’acceptation, les cadeaux et tout conflit d’intérêts potentiel. 

Autoriser les retours avec bilan annuel de l’État 

Toute institution publique qui gère son propre budget devrait avoir le droit de faire appel. Si moins est dépensé que prévu, l’argent devrait pouvoir rester dans l’établissement. Cependant, cette mesure est liée à la condition qu’un bilan annuel de tous les actifs soit publié. Ainsi, nous exigeons que l’État, à l’instar des entreprises, fasse le point et lesquels de tous les établissements publics devraient être publiés chaque année. De cette manière, chaque citoyen obtient un aperçu meilleur et plus transparent de la situation financière des administrations et administrations luxembourgeoises. 

Introduction d’une Cour internationale de lutte contre la corruption 

La corruption continue d’être l’un des plus gros problèmes dans le monde entier. Nous appelons donc à la création d’une Cour internationale anti-corruption similaire à la Cour pénale internationale de La Haye. Dans ce cas, il s’agit d’actes de corruption qui relèvent de la Charte anti-corruption des Nations Unies. 

Introduire des registres de lobbyistes 

Le Parti Pirate demande la création d’un registre de lobbying pour la Chambre suivant le modèle du registre de lobbying de l’UE, juste, avec un enregistrement obligatoire. Selon ce principe, toutes les organisations et entreprises présentées à la Chambre ou les parlementaires individuels doivent s’inscrire dans un registre, précisant combien de personnes avec quel budget représentent les intérêts de l’organisation ou de l’entreprise respective. Ce registre est public et permet ainsi au public ainsi qu’aux députés et représentants du gouvernement d’apprécier les intérêts des interlocuteurs. 

Imposition de toutes les garanties 

Les garanties sont un moyen courant d’alléger les budgets de l’État ou des municipalités, car elles peuvent être votées directement, mais ne seront appliquées que des années plus tard. Cette politique à court terme n’est pas soutenue par les pirates. Nous appelons donc à l’imposition de toutes les garanties étatiques et municipales, afin que chacun puisse reconsidérer la charge réelle sur les budgets. 

Augmenter l’impact financier 

Les citoyens ont le droit de savoir ce que l’État fait avec l’argent de ses impôts. Par conséquent, chaque projet de loi doit être accompagné d’un « impact financier », qui répertorie en détail les conséquences financières pouvant être attendues du vote positif du projet de loi et les postes budgétaires concernés. 

Même a posteriori, l’impact financier des lois et règlements doit être compréhensible. Malheureusement, ni le gouvernement ni l’IGF (Inspection générale des finances) ne fournissent d’autres documents budgétaires et refusent même, sur demande, la publication de documents lisibles par machine affectant le budget. Cela empêche le contrôle effectif de l’État par ses citoyens. Le Parti Pirate appelle à plus de transparence dans les dépenses gouvernementales et plaide pour une publication régulière et une version lisible par machine des données de transaction à partir de 25 000 €. Nous demandons une ventilation plus détaillée de toutes les sources de coûts et de revenus – pour le rapport de fin d’année, cela devrait se résumer au niveau de détail des transactions financières individuelles, y compris les documents connexes. Il devrait également mettre en place une allocation claire des fonds mis à la disposition des communautés religieuses. 

Ces mesures contribuent à la transparence globale de l’action gouvernementale et permettent aux citoyens de maîtriser les dépenses publiques. 

Rendre les prix de l’eau plus transparents 

Le Parti Pirate exige que tous les coûts supplémentaires liés à l’utilisation de l’eau figurent sur une seule facture. Il doit se terminer par trois factures différentes par litre d’eau consommée. Dans le même temps, cependant, tous les points de coût doivent continuer à être répertoriés séparément sur cette facture afin de maintenir le prix aussi transparent que possible.