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Asile & Immigration

Le droit d’asile est un droit de l’homme. Nous ne tolérons pas les attaques populistes contre ce droit. Nous sommes en faveur d’un soutien accru pour les demandeurs d’asile. Le plus important est de ne pas stigmatiser les demandeurs d’asile, mais de les traiter comme des personnes en dêtresse qui ont besoin d’aide. Les personnes qui peuvent vivre en toute sécurité, en paix et avec de bonnes perspectives dans leur pays, n’ont pas besoin de s’enfuir.

En outre, le nombre de critères pour accorder les demandes d’asile doit être élargie afin de prendre en compte des dangers actuels dans certains pays. Ce n’est qu’avec ces mesures que le Luxembourg pourra s’établir comme une démocratie moderne et un havre de paix pour les personnes persécutées.

 

Combattre les causes de fuite

Le début d’une bonne politique d’asile réside dans la politique étrangère. Les pirates s’engagent à trouver des solutions non violentes aux conflits géostratégiques. Au 21e siècle, la guerre ne devra plus avoir une raison d’être et ne doit pas être tolérée.

Une autre priorité des pirates est une aide au développement transparente, compréhensible et durable. L’envoi de nurriture constitue une aide à survivre, mais ne donne pas la possibilité de se nourrir de manière autonome, de renforcer la production locale, de promouvoir l’éducation ou la santé. Il faut donc lancer des actions qui ont des effets à court ainsi qu’à long terme.

 

 

Un seul ministère compétent

Pour des décisions plus rapides, il ne devrait avoir qu’un seul ministère de l’accueil, de la procédure et de l’intégration. La Direction de l’Immigration et l’OLAI devraient être sous la tutelle d’un seul ministère. Un comité interministériel, auquel peuvent participer les partenaires sociaux et la société civile et où ils auraient leur mot à dire, contribuerait également à une meilleure acceptation dans la population.

 

Droit du travail pour les demandeurs d’asile

Le parti Pirate demande à ce que les demandeurs d’asile peuvent fréquenter les écoles ou universités et chercher un travail. Le droit du travail doit être assoupli à toute personne vivant au Luxembourg. Nous ne pensons pas que les demandeurs d’asile enlèveront l’emploi à qui que ce soit. Il y a des demandeurs d’asile qui veulent travailler mais qui n’ont pas encore le droit de travailler. Afin de garantir une meilleure intégration, les demandeurs d’asile doivent avoir la possibilité d’occuper un emploi régulier.

Par conséquent dès l’arrivée dans le pays, il convient de créer un profil de compétences couvrant à la fois les compétences professionnelles et linguistiques, mais aussi sociales et culturelles des demandeurs d’asile. Ce profil serait alors partagé avec la Direction de l’Immigration, l’OLAI et l’ADEM, dans le respect du droit à la protection des données et de la vie privée et avec l’accord de la personne concernée, afin de créer et mettre en œuvre un  parcours de formation, d’orientation et d’intégration individuel.  Il ne faut pas attendre jusqu’à ce que leur demande sera acceptée.

 

Hébergement des demandeurs d’asile

Dans le cadre d’une meilleure intégration des demandeurs d’asile, les pirates exigent que ces personnes soient hébergées de manière décentralisée et dans des conditions humaines. Cela évite les conflits structurels et facilite l’intégration des demandeurs d’asile dans la société car les sociétés parallèles sont empêchées. Afin d’assurer une répartition équitable, la population et la situation socio-économique des communes doivent être prises en compte.

(cf. l’indice socio-économique évoqué à l’article 3 de la loi du 16 décembre 2016 portant création d’un Fonds de dotation globale des communes)

Le financement du logement et des frais d’entretien continuerait d’être assuré par l’État.

 

Gestion participative du foyer

Un comité de gestion participative devrait être mis en place dans chaque foyer. Comme le prévoit l’article 10, paragraphe 7, de la loi du 18 décembre 2015 relative à l’accueil des demandeurs de protection internationale et de protection temporaire, les personnes résidant dans le foyer devraient être activement impliquées dans un comité de gestion. Ils doivent avoir leur mot à dire dans la gestion et l’organisation de leur logement.

 

Décisions d’asile rapides

Les pirates exigent une réduction drastique et une transparence totale au niveau de la procédure d’asile.

Conformément à la loi, chaque demande doit être tranchée dans les 6 mois.

Si aucune décision ne serait prise dans un délai d’un an après le dépôt d’une demande de protection internationale, cette demande devait être acceptée automatiquement. Cela évite que les demandeurs vivent dans une situation précaire pendant de nombreuses années et ne peuvent pas s’intégrer au Luxembourg. Ce délai d’attente doit être compris comme la durée maximale, un délai qui ne devrait être imposé que dans les cas les plus compliqués.

Si une expulsion est nécessaire, elle doit être effectuée rapidement et de manière digne, tout en veillant à ce que les personnes concernées aient une réelle chance de commencer une nouvelle vie dans leur pays d’origine.

 

Faciliter les réunions de famille

Les regroupements familiaux de citoyens non européens restent une compétence nationale. Les Pirates demandent une harmonisation et en même temps une simplification de ces procédures. Il ne devrait avoir aucun obstacle bureaucratique par rapport à une réunion si au moins un membre de la famille a obtenu le droit d’asile dans l’UE.

 

LGBTIQ et le droit d’asile et d’immigration

Le Parti Pirate exige que l’homosexualité, la transsexualité et leur persécution à l’étranger soient reconnues comme un motif d’asile au Luxembourg. La réglementation actuelle à cet égard ne va pas assez loin sur ce sujet. Le Luxembourg doit créer les procédures nécessaires afin de garantir que toute personne qui risque d’être persécutée à cause de son identité sexuelle ou de sa sexualité obtient l’asile.

En plus, les infrastructures pour les demandeurs d’asile ne sont souvent pas adaptées aux besoins des individus. Par exemple, il est possible que les personnes LGBTIQ en particulier, qui sont persécutées à cause de leur sexualité ou leur identité de genre, se retrouvent ici avec d’autres demandeurs de protection dans le même foyer, qui à leur tour sont influencés par l’image Anti-LGBTIG présent dans leur pays d’origine. Afin d’éviter les situations de conflit et pour garantir le bien-être physique et psychologique des personnes concernées, les pirates demandent la création d’un foyer resp. d’une zone séparée à laquelle les personnes LGBTIQ peuvent se retirer si la situation l’exige.

Il arrive souvent que les personnes concernées, sur la base de leurs expériences, n’osent pas parler de leur situation. Les employées du foyer doivent être en mesure de comprendre la situation et d’offrir une assistance dans ces cas. Nous faisons donc un appel pour une formation des agents des foyers sur les questions de coming-out, d’orientation sexuelle, d’identité de genre, etc.. Les traducteurs et le personnel de sécurité doivent également être formés dans cette tâche, afin de pouvoir s’adapter de manière adéquate à chaque situation.

Nous saluons expressément le projet de formation “Arc-en-ciel” de la CIGALE qui essaie de créer un lien entre la situation des LGBTIQ et d’autres enjeux interculturels, et souhaitons élargir cette offre avec les moyens nécessaires. Toute personne travaillant avec des demandeurs d’asile devrait avoir facilement accès à cette formation. Pour déterminer si les mesures prises remplissent leur objectif et, si nécessaire, d’adapter l’assistance dans les foyers , des informations et des statistiques sur les demandeurs d’asile LGBTIQ devraient être collectées. Les acteurs conventionnés qui collaborent avec les foyers dans ce contexte devraient avoir accès à ces statistiques, en tenant compte de la vie privée des personnes concernées et des aspects relatifs à la protection des données.

 

L’asile politique et les Whistleblowers  

Ce n’est pas seulement à cause des révélations et du sort des dénonciateurs Chelsea Manning et Edward Snowden qu’il est devenu clair que les whistleblowers risquent d’être punis et même torturés pour avoir exprimé des opinions sur Internet ou pour avoir publié des données sensibles. Des expériences similaires se sont présentés lors du soi-disant printemps arabe, où de nombreux militants ont été arrêtés et emprisonnés à cause de leurs commentaires  sur l’internet.