Intégration des réfugiés

Published by Sven Clement on

Dans ma question parlementaire n°4006, j’ai demandé au gouvernement quelques chiffres et informations concernant l’intégration des réfugiés au Luxembourg.

Dans ce contexte, nous avons posé au gouvernement les questions suivantes :

A la question 4.2 concernant la formation linguistique (« L’offre de ces cours couvre-t-elle la demande des BPI ? »), les ministres n’ont pas répondu clairement. Je voudrais poser la question différemment :
Les ministres ont-ils une estimation du nombre de réfugiés qui sont demandeurs d’un cours de langue ? Les ministres savent-ils si cette offre est adaptée à la demande ?

Le gouvernement répond aux questions 4.4 & 4.5 « En principe, les formations se terminent par une attestation de formation » et « Les taux de réussite dépendent des différentes formations linguistiques […] ».
Je sais que certains cours de langues délivrent un certificat aux participants, qu’ils aient ou non acquis les compétences du cours de langue. Aux yeux du gouvernement, de tels certificats sont-ils le moyen le plus efficace de promouvoir l’acquisition de compétences linguistiques ? Ou les ministres pensent-ils que les examens obligatoires constituent un meilleur apport pour l’acquisition des compétences ?

L’objectif des cours de langue pour les réfugiés doit être de leur transmettre de manière efficace et rapide les compétences linguistiques dont ils ont besoin pour pouvoir travailler ici dans le pays. Le problème de l’alphabétisation se pose également, notamment pour les réfugiés qui ne parlent pas l’alphabet latin. Comme nous l’avons vu, il existe des cas où des réfugiés, même après des années de cours de langue, n’ont pas encore terminé leurs études d’alphabétisation et ne peuvent donc que difficilement accéder sur le marché du travail.
Comment le gouvernement peut-il aider ces réfugiés à acquérir rapidement et efficacement des compétences linguistiques pour le monde du travail ?

De plus, de nombreux réfugiés ont actuellement du mal à trouver leur propre logement. La crise du logement touche de nombreuses BPI, qui – avec ou sans travail – sont souvent dans l’incapacité de se loger sur le marché privé luxembourgeois. Selon le bilan 2020 de l’asile au Luxembourg, 43% des BPI sont encore hébergées dans des logements de l’ONA. Dans les deux prochaines années, comment ce gouvernement entend-il faire en sorte que ces personnes puissent trouver un logement au Luxembourg ?

Les chiffres de scolarisation de l’ADEM et les réponses des ministres montrent qu’au fil des années, en moyenne, seuls 25 % des demandeurs d’emploi sont des femmes. Selon les rapports du ministère des Affaires étrangères, en moyenne 40 % des DPI sont des femmes.
Combien de femmes dans ce pays ont actuellement le statut de DPI ? Combien ont le statut de BPI ?
Peut-on déduire des chiffres que le pourcentage de femmes inscrites à l’ADEM est inférieur à celui des hommes ? Si oui, quelles en sont les raisons et y a-t-il un besoin d’agir ? Si oui, quelles initiatives sont en cours ?


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