En route vers une « société fifty-fifty »

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Le Luxembourg est depuis environ 150 ans une terre d’immigration, cela après avoir perdu des dizaines de milliers d’habitants par l’émigration pendant une bonne partie du 19e siècle. Notre sidérurgie, par exemple, qui a été à la base de notre bien-être économique national, n’aurait pas vu le jour sans ingénieurs allemands et sans ouvriers italiens.

L’immigration italienne s’est considérablement tassée après la Deuxième Guerre mondiale. Les années 1960 et plus encore les années 1970 ont vu le début d’une immigration massive depuis le Portugal, qui perdure. Depuis quelques années, un nombre croissant de Français viennent habiter dans notre pays. En ville, où la proportion d’étrangers est logiquement plus élevée qu’en moyenne nationale, les Français sont aujourd’hui plus nombreux que les Portugais.

Au 1er janvier 2021, le Luxembourg a compté 634.700 habitants, dont 335.300 Luxembourgeois et 299.400 étrangers : 94.300 Portugais, 48.500 Français, 23.500 Italiens, 19.600 Belges et 12.800 Allemands, pour ne citer que les principales nationalités représentées (statistiquement parlant). Le Luxembourg est en route vers une « société fifty-fifty », une société, donc, où les gens munis d’un passeport luxembourgeois ne représentent plus que la moitié de la population.

On peut très bien vivre dans une « société fifty-fifty », mais voulons-nous également être une « démocratie fifty-fifty » ? Ce n’est pas bien d’exclure la moitié de la population des élections nationales. La participation des étrangers aux élections communales laisse également à désirer. Ici, justement, il faudrait radicalement simplifier les modalités d’inscription sur les listes électorales.       


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